REVUE DE PRESSE

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VASLO a une voix étonnante. Au fil de l'écoute, l'intensité monté, la voix se module. Trois titres sur neuf sont en anglais, et cela n'enlève rien à la qualité de l'harmonie entre voix et instruments, une profondeur dans laquelle on est heureux d'être entraîné. D'autant que le voyage est intérieur, l'ambiance pourrait être celle laissée par les chansons de Léonard Cohen. VASLO nous y parle de réveil, de rencontre, d'amour, d'espoir, il déploie sa voix si suggestive en jouant avec les hauteurs et les intensités, jusqu'à nous enivrer de ses performances vocales. Le dernier titre part en apothéose - on se surprend à reprendre l'écoute au début - pour refaire le chemin de l'esthétisme musical que VASLO propose. Les textes ne sont pas en reste, Nous avons tout mélangé donne à réfléchir, l'écriture est élégante, sobre et sûre. Amor(t) est le morceau qui va rester dans les mémoires, un "tube" comme aurait dit Boris Vian.
Annie-Claire Hilga


LA PARISIENNE LIFE

Après s’être présenté au grand public il y a quelques années avec un premier EP prometteur pour la suite, Vaslo revient sur le devant de la scène avec un premier album intitulé « A Travers Les Regards ».
Précédé par « Les Princesses », « Get Up » et « A Travers », le premier opus de Vaslo nous fait dire ; après écoute ; que l’artiste est en quelque sorte un Brassens des temps modernes avec une aisance supplémentaire dans la langue de Shakespeare.
Il y a chez Vaslo une gravité évidente dans les propos mais attention le chanteur n’est pas alarmiste pour autant ou donneur de leçon, il est tout simplement acteur et spectateur du monde qui l’entoure et transpose ses observations avec justesse et poésie.
Vaslo est un artiste qui s’écoute au sens propre/noble du terme, on fait attention aux mots, à l’interprétation qui n’est pas sans intensité et le tout est sublimé par des arrangements qui sont souvent épurés.
« A Travers Les Regards » est un disque fort et c’est indéniablement une première pierre solide pour un édifice qui ne demandera qu’à grandir encore et encore dans les années à venir.
Stéphane Nicollet-Beckart


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Encore un coup de coeur chanson. Pourquoi un coup de coeur ? Tout simplement car j’aime les musiques qui vont à l’essentiel, qui ciblent l’émotion et qui provoquent, de fait, des sentiments mêlés. La robe est majoritairement acoustique, parfaite pour accompagner ces textes empreint de poésie. Le violoncelle prend une place prépondérante sur cette galette, partenaire idéal de cette voix que je découvre totalement. Vaslo chante délicatement, finement, alternant les accords effleurés et les passages en puissance. Oui cette voix m’a impressionné, il l’utilise à bon escient, toujours bien placée, toujours dans le bon choix. Côté compositions, il alterne les moments velours avec des passages plus énergiques, plus envolés comme avec Get Up. J’ai beaucoup aimé aussi Le Temps Des Oubliés, le morceau suscite l’émotion, en délicatesse mais aussi avec une forme de puissance dans son orchestration. Vous ne pourrez pas rester indifférents. 
Tof

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Certainement l’une des œuvres qui nous fait actuellement le plus vibrer : le 23 septembre prochain sortira À travers les regards, nouvel album de VASLO risquant fort de devenir l’un des incontournables de cette fin d’année 2020. Le songwriter y prend en effet un nombre de risques difficiles à calculer mais inscrit son écriture et son sens de l’arrangement dans l’amplification émotionnelle du verbe, poétique et humain, sans que cela paraisse forcé ou hors de propos. Les dialogues, multiples, s’ancrent dans les constats intérieurs d’un imaginaire lié au réel grâce à un fil fragile, à une ligne cristalline sur laquelle l’amour et l’identité sont malmenées mais existent dans leur pleine conscience. Masculin et féminin, évoluant entre les complaintes vocales du musicien, le violoncelle incarné de Martina Rodriguez et les émouvantes et éprouvantes percussions cardiaques de Pierre Mahier, À travers les regards émerge de la douleur et de l’oubli pour mieux les porter aux nues. Une réinvention du soi que vous pouvez d’ores et déjà admirer grâce au clip de « À travers ».
Raphaël Duprez


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A travers les regards, mais surtout à travers les oreilles et l’imagination sans fin de celui qui prendra le temps de l’écouter, Vaslo se découvre, avec sa folk bien à lui, magnifiée par les percussions de Pierre Mahier et le violoncelle de Martina Rodriguez, qui teintent les chansons d’une légère couleur classique et tellement classieuse.

Vaslo, c’est une voix ronde et suave qui enrobe chaque mot chanté d’une incomparable délicatesse. Vaslo, ce sont des mots d’une beauté pure qui rayonnent avec intensité. C’est un esthète délicat et distingué qui sait capter et rendre au monde la richesse et la splendeur des langues française et anglaise, les enveloppant élégamment d’une musique délicate et brillante.

A travers, premier titre de l’opus, nous délivre un texte sur la prise de risque, qui résonne comme un voyage initiatique dont la finalité est d’apprendre à être soi-même. « Et tant pis si [on se] perd ». Oui. Continuons à nous perdre dans cet album, mais ne courons par à la perte de notre société en dérive : Nous avons tout mélangé, ce texte slammé sur un instrumental qui s’amplifie progressivement jusqu’à un refrain, apothéose jubilatoire : « Délivrons-nous de nous », mais gardons toujours en tête cette chanson qui atteint la perfection à travers les abondantes émotions transmises par le texte et la mélodie. On est dans le grave, dans l’évocation, on se libère, et on termine roulé en boule, bien au chaud, dans un très beau rêve. Dans la douce lumière du matin. Un renouveau. On admire toute la virtuosité de la violoncelliste aux doigts d’or Martina Rodriguez dans cette version confinée de Nous avons tout mélangé : https://youtu.be/jjhhKbEQdf8

L’optimisme, on le retrouvera également dans Get up, une chanson en anglais cette fois-ci. La musique sombre, électrique, tribale et tripale, met en exergue un texte hédoniste qui n’est pas sans rappeler les paroles d’un certain… John Lennon « Get up, live and see, the world is not what it seems » : https://youtu.be/csg8VtN_9iI

On retrouve cette influence dans At last, dont l’intro sifflée sur des arpèges de guitare nous évoque un éveil en douceur. Le texte raconte pourtant la fin d’une histoire. Ce titre offre une nouvelle apothéose vocale sur un pont musical puissant. Vaslo n’est pas qu’un « optimist », il sait aussi l’être en français : il nous rappelle dans Amor(t) que la beauté du monde et de l’amour est à la portée de tous : les choses précieuses nous entourent, il suffit d’ouvrir les yeux. Cette ode aux cœurs vides est un choix rare de thématique, ce qui rend ce titre d’autant plus précieux.

Vaslo ne néglige pas l’amour, dans Save, qu’on imagine être une chanson d’amour pour la musique plus que pour une femme, ni dans Les Princesses, dont la fascinante finesse narre le déchirement amoureux. Des mots d’une édifiante justesse : https://youtu.be/BwYU4GrBjIc

Vaslo a donc posé sa Première pierre : « Sans toi ni loi, je m’égare, de mon passé j’m’empare. ». Avec ce premier album, A travers les regards, on l’imagine surtout s’emparer de son futur, qu’on lui souhaite aussi beau que son art.
Violette Dubreuil